Regard sur les Cinémas des Routes de la Soie

Regard sur les cinémas des Routes de la soie :

Afghanistan, Iran, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan et Turkménistan

Genèse. Au cours du Forum de l’industrie cinématographique en Asie centrale, qui se tenait parallèlement au 1er Festival du film tadjik Golden Tulip de Douchanbé le 29 novembre 2019, est née l’idée de bâtir, en partenariat avec l’UNESCO, une rétrospective d’une vingtaine de films venus de sept pays d’Asie centrale : Afghanistan, Iran, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan. Elle devrait être reprise à l’autonome 2022 dans le cadre d’une exposition itinérante consacrée à l’hé- ritage commun des Routes de la soie.

L’UNESCO définit l’Asie centrale en fonction du climat, elle y ajoute, outre les sept pays cités ci-dessus, la Mongolie en son entier et, partiellement, des territoires de la Russie, de la Chine, du Pakistan et de l’Inde.

Le cinéma en Afghanistan. Introduit au début du vingtième siècle, au sein de la cour royale, par l’Émir Habibullah Khan, il faut attendre 1946 pour que soit produit le premier film afghan, en noir et blanc. Sous la royauté, la fondation « Afghan Film » favorise le tournage de films documentaires.
Après plusieurs coups d’État, en 1973, puis en 1978, le Parti communiste afghan arrive au pouvoir. En 1979, les troupes soviétiques interviennent en Afghanistan. Les Soviétiques favorisent la formation de professionnels du cinéma. À l’arrivée des talibans au pouvoir en 1996, un régime de terreur est instauré par l’État islamique d’Afghanistan. Tout ce qui touche à l’image est non seulement interdit mais réprimé violemment. Les films sont détruits, les salles de cinéma fermées, voire incendiées. Le monde de la télévision subit les mêmes persécutions.

Après la chute des talibans, en 2001, une république islamique instaurant un régime présidentiel contrôlé par un parlement bicaméral est instaurée. Depuis, le cinéma renaît, grâce à l’action de cinéastes tels que Siddiq Barmak, Atiq Rahimi, Abdul Wahid Nazari, Roya Sadat, dont les œuvres ont été présentées dans différents festivals internationaux, dont celui de Vesoul.
Pendant ce retour à la démocratie, pour tenter de sauver ce qui a pu échapper aux destructions systématiques des talibans, le patrimoine du cinéma afghan a fait l’objet d’un gigantesque travail de recherche et de restauration par le biais, notamment, de la compagnie d’État « Afghan film ».

Avec le retrait des forces de l’OTAN fin 2014, puis de la présence militaire américaine en fin juillet 2021, les talibans entrent dans Kaboul sans combattre le 15 août 2021. Les persécutions reprennent contre les femmes, les intellectuels, les artistes. Le monde du cinéma, brisant le tabou de l’image, est tout particulièrement visé et martyrisé.
Le FICA répond présent à l’appel des cinéastes Moshen Makhmalbaf, Siddiq Barmak et Atiq Rahimi demandant aux festivals d’organiser une journée du cinéma afghan. Elle aura lieu,vendredi 4 février 2022, dans le cadre de sa 28e édition.

Le FICA ayant déjà présenté une quinzaine de films afghans (et décerné six prix), l’accent a volontairement été mis sur deux films d’une jeune réalisatrice afghane prometteuse, Shahrbanoo Sadat, réfugiée in extremis en Europe grâce à l’intervention du gouvernement français, quelques jours avant le retrait définitif des USA d’Afghanistan. Le premier, Wolf and Sheep, décrit la vie d’enfants et d’adolescents à la campagne. Le second, L’Orphelinat, retrace la vie d’un jeune orphelin passionné de cinéma pendant la période communiste de la République démocratique d’Afghanistan.

Seront présentés également Osama de Siddiq Barmak, contant la vie d’une fillette et de sa mère interdites de travailler comme toute femme dans le monde radicalisé des talibans, et Syngué sabour – Pierre de patience, adaptation cinématographique du roman prix Goncourt 2008 de l’écrivain-réalisateur Atiq Rahimi.

Le cinéma en Iran. C’est le Shah d’Iran, Mozaffaredin Shah, qui, à son retour d’un voyage en Europe, introduit le cinéma dans son pays en 1900. Des salles de cinéma réservées aux hommes sont ouvertes. 1928 voit la mise en place de salles de cinéma réservées aux femmes, puis mixtes, mais où hommes et femmes sont séparés par une allée. 1931 est l’année du premier long métrage de fiction iranien, une comédie. Le cinéma iranien de cette époque, avant tout commercial, donne naissance au genre « film farsi », mélodrame chanté, dansé, avec beaucoup de scènes d’action, proche du cinéma populaire indien, égyptien ou turc. Il faudra attendre la fin des années cinquante pour qu’apparaisse un cinéma d’auteur avec le réalisateur et critique Farrokh Ghaffari, ancien assistant d’Henri Langlois à la cinémathèque française, dont le chef-d’œuvre est La Nuit du bossu, présenté au Festival de Cannes en 1963. Dans les années cinquante, le monde du cinéma iranien se structure, l’Archive Nationale du Film est créée. Au milieu des années soixante, la monarchie iranienne crée, au sein du Ministère de la Culture et de l’Art, un département cinéma centralisant l’industrie du film et... de la censure. Des festivals de cinéma voient le jour. Tout ceci ne va pas sans une contestation par certains qui y voient une « occidentalisation » de l’identité iranienne. Pourtant, des réalisateurs créent un cinéma d’auteur purement iranien, comme Dariush Mehrjui, avec son film La Vache (1969). 1969 voit naître le cinéma « motafavet » influencé par le néoréalisme italien et la Nouvelle Vague française. Cette Nouvelle Vague iranienne est dominée par Abbas Kiarostami. L’effervescence créatrice cinématographique iranienne est marquée par le mouvement « Super 8 » proche du « free cinéma » anglais.

La révolution islamique iranienne de 1979, conduite par les religieux traditionnellement hostiles au cinéma, va adapter cet art, suspect d’occidentalisation, à sa cause. Les femmes et l’amour sont bannis dans la première décade. Cependant, la création en 1983 de la Fondation du Cinéma Farabi, dépendant du Ministère de la Culture et de l’Orientation islamique accordant finances et matériel aux professionnels du cinéma, est un instrument efficace de promotion du cinéma iranien dans les festivals du monde entier. Dès avant l’élection, en 1997, à la présidence de la République Islamique, de Mohammad Khatami, ancien ministre de la Culture (1982-1992), l’étau de la censure se desserre petit à petit, favorisant l’émergence de réalisatrices de premier ordre, telle Rakshan Bani-Etemad, la reconnaissance internationale avec Le Coureur d’Amir Naderi (1985), primé dans d’innombrables festivals internationaux. Et puis la consécration internationale avec la Palme d’or à Cannes 1997 d’Abbas Kiarostami pour Le goût de la cerise, le Lion d’or à Venise pour Jafar Panahi en 2000 avec Le Cercle et en 2015 avec Taxi Téhéran, l’Ours d’or à Berlin 2011 pour Asghar Farhadi avec Une Séparation, pour lequel Leila Hatami obtient le prix de la meilleure actrice.

Le FICA a présenté 160 films iraniens, 40 prix ont été décernés dont 2 Cyclos d’or et 7 Cyclos d’or d’honneur : la famille Makhmalbaf, Jafar Panahi, Rakshan Bani-Etemad, Ezzatollah Entezzami, Fatemeh Motamed-Arya, Leila Hatami et, Shahla Nahid.
Trois films des trois plus grands réalisateurs iraniens vivants, deux actuellement entravés dans leur liberté de création et d’expression en Iran, un ayant dû s’exiler, sont proposés : 
Trois visages, de Jafar Pahani, La Vie sur l’eau, de Mohammad Rasoulof et Kandahar de Mohsen Makhmalbaf, venus à Vesoul en 2004, 2009 et 2015, le premier comme président, le second comme membre du Jury international, le troisième pour l’hommage qui lui était rendu dans le cadre d’une rétrospective.

Les cinémas du Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan et Turkménistan. Lorsqu’eurent lieu, en 1897, les premières projections cinématographiques à Tachkent, cette région du monde était incluse dans l’empire tsariste russe. Après la révolution bolchévique de 1917, elle fait partie de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, fédération fondée le 30 décembre 1922. En 1991, lors du démantèlement de l’URSS, ces cinq républiques ont obtenu leur indépendance.

La révolution communiste russe a profondément bouleversé cette région de culture musulmane. Les salles de cinéma sont nationalisées, des documentaires sont tournés, des sociétés de production sont créées (Boukhkino, Ouzbekgoskino, Kinofabrika, Vostokkino, Tadjikkino, Ouzbekfilm...), des cinémas sont ouverts. Cette irruption de l’industrie de l’image dans une société musulmane rigoriste ne va pas sans drame : l’actrice ouzbek Nourkhon, accusée d’avoir transgressé l’interdit fait aux femmes de s’exhiber en public, est assassinée par des fanatiques islamistes en 1929. Les années trente voient l’émergence de réalisateurs d’Asie centrale ayant fait leurs études de cinéma à Moscou et Léningrad. Les films, d’abord muets, deviennent parlants à partir de 1937 : Oumbar d’Aleksandr Makovski (Turkménistan). Le film culte, Amangueldy de Moïshe Levine, est considéré comme le premier film kazakh, bien que tourné par Lenfilm. Les journaux d’actualités filmées se développent. À partir d’octobre 1941, et jusqu’en 1944, pendant la « grande guerre patriotique » contre le nazisme, les studios de la partie occidentale de l’URSS (Lenfilm, Mosfilm, Soyouzdefilm...) sont évacués dans les républiques soviétiques d’Asie Centrale.

Après-guerre, en 1948, les studios d’Achkhabad sont détruits par un terrible tremblement de terre. Ils sont reconstruits en 1953. Les différents studios d’Asie Centrale sont réorganisés. Les films en couleurs apparaissent à la fin des années cinquante. Dans les années soixante, les premiers films d’animation sont réalisés. Le premier Festival cinématographique des pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine est mis en place à Tachkent en 1968, l’année où est tourné l’un des films clés de l’histoire des cinémas d’Asie centrale : Tachkent, ville du pain, de Choukhrat Abbassov (Ouzbekfilm), l’année suivante, Les Amoureux, d’Elier Ichmoukhamedov (Ouzbekfilm), en 1972 Incline-toi devant le feu, de Tolomouch Okeïev (Kirghizfilm) et, en 1985, Je me souviens de toi, d’Ali Khamraiev (Ouzbekfilm).

Les studios des républiques soviétiques d’Asie Centrale ont produit, après la période de terreur du stalinisme, dite de peu de cinéma, des œuvres abordant tous les genres : cinéma social, comédies musicales, péplum (dont le maître est Bension Kimiagarov avec son chef d’œuvre Roustam et Soukhrab), eastern (films d’action mettant en scène l’Armée rouge aux prises avec les contre-révolutionnaires), comédies dramatiques, films historiques, films biographiques, films pour enfants...

La dislocation de l’URSS, en 1991, entraîne des mouvements d’émigration importante des populations d’origine russe (Kazakhstan), des troubles sociaux et politiques (Kirghizistan), la guerre civile de 1992 à 1997 (Tadjikistan), le repli sur soi par l’instauration d’un régime dictatorial de fer (Turkménistan).
L’industrie cinématographique s’effondre. Petit à petit elle se relève, notamment au Kazakhstan et en Ouzbékistan, dans une moindre mesure au Kirghizistan, moins au Tadjikistan et pas du tout au Turkménistan.

Le Kazakhstan a la volonté politique de faire connaître sa cinématographie à l’international par le biais de la vigueur de son industrie et de ses festivals, notamment le Festival International du Film Eurasia, soutenu par l’État, et le Festival International du Film d’Almaty, soutenu par la ville d’Almaty. L’Ouzbékistan mène une politique volontariste pour développer un cinéma tourné avant tout vers le marché intérieur. Les réalisateurs du Kirghizistan et du Tadjikistan s’appuient essentiellement sur leur propre volonté et sur l’aide de pays occidentaux, comme la France ou l’Allemagne, qui ont mis en place des structures favorisant le pluralisme culturel des cinémas du monde.

Le FICA a présenté 120 films de ces cinq pays (51 du Kazakhstan, 27 du Kirghizistan, 20 d’Ouzbékistan, 17 du Tadjikistan et 5 du Turkménistan), 18 prix ont été décernés, dont 4 Cyclos d’or, et le premier remporté par une réalisatrice : Sharipa Urazbayeva.

Cette rétrospective met en lumière quatre films du Kazakhstan, quatre films produits depuis que le Kazakhstan est devenu indé- pendant : Mongol, de Sergei Bodrov, vétéran du cinéma kazakh, L’Étudiant, du chef de file de la nouvelle vague kazakh, Darezhan Omirbayev, L’Ange blessé, d’Émir Baigazin, et Les Voleurs de chevaux, de Yerlan Nurmukhambetov, deux jeunes talents prometteurs.

Du Kirghizistan, un maître incontestable a été retenu : Tolomouch Okeiev, Incline-toi devant le feu, et un artisan du renouveau du cinéma kirghize, Marat Sarulu, Chants des mers du sud.
D’Ouzbékistan, trois films clés, de trois réalisateurs incontournables : 
Tachkent, ville du pain, de Shukhrat Abbasov, Les Amoureux d’Elier Ichmoukhamedov, et Je me souviens de toi, d’Ali Khamraiev, seront projetés.

Du Tadjikistan, c’est Pour aller au ciel il faut mourir, réalisé par la figure la plus connue des cinéastes tadjiks contemporains, Jamshed Usmonov, qui représentera le cinéma de ce pays.

En mettant en place cette rétrospective, nous avons voulu partager l’émotion que nous avions éprouvée lors de la création du FICA pour ces cinématographies d’Asie Centrale peu montrées alors sur nos écrans.

Jean-Marc Thérouanne

Les oeuvres de Shakespeare sont une source d’inspiration inépuisable pour le 7e art. La captation de la pièce, Le Roi
Jean, mise en scène par Sir Herbert Beerbohm Tree en 1899 n’est que la première des nombreuses adaptations britanniques
avant que les flamboyantes productions en technicolor, Henry V (1944), Hamlet (1948) et Richard III
(1955) associent définitivement le travail du dramaturge au cinéma moderne.
L’Asie n’est pas en reste. Soucieuse de copier les grands succès européens pour séduire à la fois le public local et
international, les studios chinois de Shanghai vont signer quantité d’adaptations de Shakespeare dans les années
1920, comme Une Fleur de prunus de Bu Wancang, adapté des Deux Gentilshommes de Vérone. Et que dire de
l’Inde, placée sous domination britannique de 1757 à 1947, qui va favoriser la diffusion des oeuvres du dramaturge et
qui va faire de Roméo et Juliette l’archétype des comédies musicales bollywoodiennes.
Au Japon, la première traduction d’une oeuvre de Shakespeare, Sakuradoki zeni no yononka (Le Marchand de
Venise) paraît en 1885. Si les adaptations théâtrales se multiplient rapidement, le cinéma mettra plus de temps ; pas
assez connues du grand public pour certains, trop « occidentales » pour d’autres, les producteurs nippons ont peur
de dénaturer (et donc de manquer de respect) les classiques du dramaturge mondialement connu.
Qui donc mieux que le réalisateur Akira Kurosawa pour s’attaquer à l’oeuvre de Shakespeare. Reconnu comme le
meilleur représentant du 7e art japonais, voire asiatique tout court depuis le succès planétaire de Rashomon au
début des années 1950, il nourrit chacun de ses films de sa culture érudite. « Je suis autant intéressé par les classiques
que par les romans contemporains, japonais ou étrangers » (*) ; À ses détracteurs japonais lui reprochant de
faire des films uniquement pour le marché international, il répond : « Si je suis plus à l’aise avec la structure narrative
occidentale, je destine mes films avant tout aux jeunes Japonais dans leur vingtaine. » (*).
Dans Le Château de l’Araignée (1957), Kurosawa transpose l’intrigue de l’Écosse médiévale à l’époque des guerres
civiles japonaises (1392-1568). « Cette période correspondait bien à celle décrite dans Shakespeare ; à tel point que
nous avons eu, nous aussi, au Japon, un personnage tel que Macbeth. J’ai oublié Shakespeare, et j’ai tourné le film
comme s’il s’agissait d’une histoire de mon pays. ». (**). Outre le changement de lieu et d’époque, le réalisateur va
puiser dans le registre du théâtre nô (style traditionnel du théâtre japonais). « La simplicité, la puissance, la rigueur,
la densité du drame me rappelaient le nô. … Dans cette forme de théâtre, les acteurs se déplacent le moins possible,
compriment leur énergie ; ainsi, le moindre geste suscite une émotion d’une grande intensité. Dans le film, les
expressions des acteurs correspondent à celles des masques stylisés du nô ». (**). La composition de l’image est,
quant à elle, inspirée des tableaux sumi-e (peintures à l’encre du VIIe siècle).
Ran (1985) est un régal pour les yeux, véritable succession de tableaux vivants, qui renvoie à la fois à la passion de
Kurosawa pour la peinture et à ses propres talents de dessinateur, comme en témoignent ses nombreux croquis préparatoires.
Librement adapté du Roi Lear, le personnage principal est ici incarné par le seigneur de la guerre
Motonari Mori (1497-1571). Si Kurosawa interroge, comme dans la pièce originale, le rapport entre le pouvoir et la
folie, il se démarque de la version shakespearienne en se focalisant moins sur un seul individu que sur un système
(japonais) dans son ensemble.
Si l’influence des séries noires de Georges Simenon et d’Ed MacBain semble une évidence dans Les Salauds dorment
en paix de 1960, celle, revendiquée, de Hamlet de Shakespeare est tout aussi indéniable. Polar social, la fiction
reprend – avec beaucoup de fantaisie – l’intrigue de la pièce originale avec de nombreux subterfuges imaginés par
le personnage principal pour démasquer les assassins de son père. Le classique du dramaturge britannique ne sert
une nouvelle fois que d’inspiration à une adaptation profondément japonaise, plus d’actualité que jamais : « De quels
méfaits ne sont pas capables certains hauts fonctionnaires qui se cachent derrière la façade bien commode des
grandes sociétés ? J’ai voulu démasquer cette race et faire un film sur la corruption de la haute finance. » (**)
En l’espace de seulement trois films, Akira Kurosawa prouve une nouvelle fois que les thématiques de Shakespeare
doivent leur renommée mondiale non seulement à leur intemporalité, mais aussi à leur universalité. Il a réussi le rare
pari de signer des films qui s’éloignent de leur illustre modèle, sans rien altérer de leur contenu ; qui sont profondément
japonais, mais aussi terriblement universels. Le surnom que lui attribua le réalisateur américain Steven
Spielberg au cours des années 1980 de « Shakespeare des temps modernes » n’est donc absolument pas galvaudé.
Sources
(*) Akira Kurosawa, Something Like an Autobiography (Vintage Books, 1983)
(**) Aldo Tassone, Akira Kurosawa (Edilig, 1983)

Regard sur les cinémas des routes de la Soie

Osama

Osama

Vendredi 4 février à 14h - Majestic 3
Mardi 8 février à 13h30 - Majestic 3

Pierre de patience

Pierre de patience

Vendredi 4 février à 20h30 - Majestic 4
Samedi 5 février à 10h - Majestic 4

Wolf and Sheep

Wolf and Sheep

Jeudi 3 février à 14h - Majestic 10 
Samedi 5 février à 20h30 - Majestic 10

Kandahar

Kandahar

Mardi 1er février à 20h - Théâtre Edwige Feuillère
Vendredi 4 février à 10h - Majestic 10

La Vie sur l'eau

La Vie sur l'eau

Mercredi 2 février à 10h - Majestic 4
Lundi 7 février à 10h - Majestic 10

Trois visages

Trois visages

Jeudi 3 février à 16h - Majestic 2 
Samedi 5 février à 14h - Majestic 2

Mongol

Mongol

Jeudi 3 février à 9h45 - Majestic 10
Vendredi 4 février à 13h45 - Majestic 10

L'étudiant

L'étudiant

Dimanche 6 février à 14h - Majestic 10
Mardi 8 février à 13h30 - Majestic 5

L'Ange blessé

L'Ange blessé

Mercredi 2 février à 10h - Majestic 5 
Dimanche 6 février à 10h - Majestic 5

Les Voleurs de chevaux

Les Voleurs de chevaux

Mardi 8 février à 20h30 - Théâtre Edwige Feuillère

Incline-toi devant le feu

Incline-toi devant le feu

Mercredi 2 février à 14h - Majestic 3
Samedi 5 février à 20h30 - Majestic 3

Chants des mers du sud

Chants des mers du sud

Samedi 5 février à 16h - Majestic 3 
Dimanche 6 février à 20h30 - Majestic 4

Tachkent, ville du pain

Tachkent, ville du pain

Dimanche 6 février à 16h - Majestic 3
Lundi 7 février à 16h - Majestic 3

Les Amoureux

Les Amoureux

Vendredi 4 février à 16h - Majestic 3
Dimanche 6 février à 18h - Majestic 3

Je me souviens de toi

Je me souviens de toi

Jeudi 3 février à 14h - Majestic 3 
Samedi 5 février à 10h - Majestic 3

Pour aller au ciel il faut mourir

Pour aller au ciel il faut mourir

Mercredi 2 février à 16h - Majestic 3
Lundi 7 février à 14h - Majestic 10

Gérard Depardieu : Mon Rêve ouzbek

Gérard Depardieu : Mon Rêve ouzbek

Vendredi 4 février à 18h - Majestic 3
Samedi 5 février à 18h - Majestic 3

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